#315 – « Vivre à côté de ses pompes »

« Je m’appliquais, jour après jour, à devenir plus présente à moi-même, quitte à me surprendre dans des gestes quotidiens. (…) C’est vrai qu’on pouvait passer son temps comme absent à soi-même, avec la fâcheuse conséquence de ne jamais être au seul endroit qui compte vraiment : l’ici et maintenant. (…) Aujourd’hui est un cadeau. C’est pour ça qu’on l’appelle présent »
Extrait de « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano.

Cet extrait m’a beaucoup marqué pendant la lecture de ce roman, tant il est significatif. Voir sa vie défiler sans en prendre part, comme spectateur de ce qu’il s’y passe, spectateur de sa propre existence. Passer à côté de sa vie en ne prenant pas conscience de l’instant présent.

Plus jeune j’avais tendance à toujours penser à l’avenir.
(…)
Penser à l’avenir c’est important, à condition que cela soit moteur dans le présent.
A cette époque, cela avait plutôt tendance à me paralyser, et surtout à me faire occulter toutes les choses positives qui m’arrivaient dans le présent. Je ne les voyais pas, je ne les appréciais pas.
J’avais un tas d’interrogations, d’angoisses pour l’avenir. Mais n’aurais-je pas dû me préoccuper du présent avant de penser à l’avenir ?

De toute évidence, je passais à côté de ma vie…

Un événement dramatique m’a alors confronté à cette question : et si ma vie s’arrêtait demain ? N’avais-je pas mieux à faire plutôt que fantasmer mon futur, un futur qui potentiellement n’existera peut etre pas ? N’avais-je rien à vivre dans le présent ?
Ne devrais-je pas être heureuse maintenant plutôt que d’espérer l’être dans le futur ? Pour cela, il fallait que je revois ma manière de penser et de vivre tout simplement.
J’ai commencé petit à petit à apprécier les petites choses du quotidien qui me rendaient heureuse. Prendre un café au soleil, recevoir un message remplit d’amour, avoir un toit au dessus de ma tête.
On a souvent tendance à ne pas prendre le recul nécessaire pour se rendre compte que ce sont les petits détails du quotidien qui rendent heureux, pas posséder la plus grosse maison ou la plus grosse voiture, et encore moins espérer quelque chose dans 10ans.
(…)
Vivre l’instant rend heureux. (Cf. #18 – Vivre l’instant présent)

C’est au quotidien que l’on cultive son bien-être et son bonheur, jour après jour, pierre après pierre. Peu importe ce que j’aurais accompli d’un point de vue matériel à la fin de ma vie, tant que j’aurais été actrice de ma vie, heureuse d’avoir vécue tout simplement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.