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#134 – Laissez le bonheur vous atteindre

Avez-vous déjà connu dans votre vie, ce genre de période où tout se passe bien, sans nuage, où l’on se dit « c’est trop beau pour être vrai ». Comme si une bonne période laissait à penser qu’une mauvaise n’allait pas tarder à arriver. 

Les périodes d’accalmies et de bonheur, où la vie est simple et fluide, ont souvent eu tendance à m’angoisser, uniquement par peur que ça s’arrête. Plusieurs fois dans ma vie, les périodes de bonheur ont été soudainement stoppées par un drame familial. En l’espace de 5ans, j’ai perdu cinq membres de ma famille, toutes durant le mois de juillet. Ce sont ces traumatismes enchainés qui m’ont ensuite amené à redouter le bonheur par crainte de tomber encore une fois, avec la sensation que plus j’étais heureuse, plus difficile serait la chute. Chaque année, je redoutais le mois de juillet, m’empêchant par la même occasion tout bonheur excessif avant, par peur que le pire se produise à nouveau et ainsi me protéger d’un éventuel nouveau drame. 

Un cercle vicieux qui aurait pu me conduire à une forme de dépression. Je m’empêchais d’être heureuse par peur que le pire arrive, alors qu’avoir peur n’empêche pas que le pire puisse quand même arriver. 

« La peur n’évite pas le danger ».

En parallèle, j’éprouvais une certaine forme de culpabilité. Je culpabilisais d’être en vie et heureuse, alors que d’autres n’avaient malheureusement plus cette chance. Trois d’entre eux étaient plus jeunes que moi, alors pourquoi pas moi ? Une forme de syndrome du survivant. On cherche à comprendre alors qu’il n’y a pas d’explication.  

J’ai mis plusieurs années comprendre tout ça, à faire mon deuil et accepter que j’étais en vie et m’autoriser à être heureuse. J’ai compris qu’il fallait vivre tout simplement, justement parce que la vie est fragile et qu’il faut en profiter. J’ai donc pris les choses sous un nouvel angle, un angle positif et épanouissant. Contrairement à l’angle de peur et d’angoisse qui m’empêchait d’être heureuse, et surtout qui m’empêchait de vivre. 

Je me suis finalement autorisé à être heureuse. A vivre mon bonheur, à le choisir, le façonner. Je le vis à 200%, je profite de l’instant présent. 

Vous aussi, vous avez le droit au bonheur. 

Je m’adresse à vous, mais je me parle à moi aussi à travers cet article. Car ces vieux démons ressurgissent parfois quand j’ai l’impression que tout se passe bien dans ma vie. Certaines angoisses persistent. Mais je me le rappelle que j’ai le droit au bonheur, que je le construits chaque jour et que j’y ai droit.
Et vous aussi. 

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