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#64 – L’hygiène de vie au service du sport, et non le sport pour compenser une hygiène de vie

Lors de ma première année active, je venais d’arriver à Lyon, capitale de la gastronomie, j’ai été plutôt bien accueillie par cette ville dirons nous. J’ai accumulé quelques kilos, de gras, non pas de muscle, puisque je n’avais aucune activité physique à ce moment là, inutile de se mentir, c’était bien de la graisse. Evidemment très mal répartie puisque j’ai tendance à prendre davantage sur le bas du corps, mais là n’est pas la question.

Clairement, que ce soit chez moi ou à l’extérieur, je mangeais très gras, très lourd, peu de légumes, beaucoup de crème, du vin, etc. etc. Je ne faisais pas non plus attention aux quantités, en total désaccord avec ma vie de bureau très sédentaire.

Prise d’un soubresaut de conscience, j’ai fini par prendre une coach sportive (Michèle si tu passes par ici, sait-on jamais ^^). Le bilan a été assez difficile à encaisser mais cela n’a pas suffit à une remise en question globale.

J’ai en effet suivi des cours personnels avec elle une à deux fois par semaine pendant trois mois. C’était très instructif, cela m’intéressait beaucoup (la naissance de ma future vocation certainement…). Je prenais plaisir à aller au sport, j’en avais envie, cela me faisait du bien. Je voyais quelques résultats en termes de fermeté et d’aspects de la peau, ce qui est assez logique après une longue période sans sport.

Mais je me souviens du discours que j’avais auprès de mes proches à ce moment là : « je ne fais pas du sport pour mincir (je mentais) mais pour continuer de manger ce que je veux (là ok)». En réalité, j’anticipais déjà que je n’aurais pas les résultats escomptés puisque je ne m’investissais pas dans la démarche, en gros « ne vous attendez pas à voir un changement » ; mais en plus, je me donnais bonne conscience à « mal manger » puisque je faisais du sport…

Le sport n’était arrivé dans ma vie que pour compenser ma mauvaise hygiène de vie. Je n’avais pas compris que je n’avais pas la bonne logique pour obtenir des résultats. Et qu’il fallait que j’aborde les choses dans l’autre sens, du moins tant que je n’avais pas perdu ma masse grasse au profit d’une masse maigre (muscle) signe d’une bonne condition physique et d’une bonne santé.

Mon hygiène de vie devait donc changer si je voulais retrouver la forme et surtout la garder. Je vais être honnête, cela a pris plusieurs années pour que je le comprenne. C’est lorsque j’ai commencé à courir et que j’avais envie de progresser, que j’ai compris que sans une alimentation saine et équilibrée, j’allais avoir de nombreuses difficultés. Mon hygiène de vie s’est alors adaptée pour que je puisse courir dans les meilleures conditions. Les résultats physiques ont suivis, forcément…, sans même que cela soit un réel objectif. Les périodes où je mangeais « moins bien » je le ressentais immédiatement lorsque je courais, comme une sorte de « rappel à l’ordre » de mon corps ; plus essoufflée, une foulée moins fluide, plus pataude, des tensions musculaires, etc, et ce de manière systématique.

Rappelez -vous donc que l’hygiène de vie est au service du sport, et non l’inverse. 

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