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#148 – Cuisiner, synonyme d’équilibre

Se cuisiner un bon petit plat, pour soi ou pour les autres, semble être pour certain(e)s, une vraie corvée (coucou Maman ^^). 
Manque de temps, pas d’idées, pas envie…et puis bon, « il y a des trucs top chez Picard ». C’est pas faux cela dit. 

Mais cuisiner va vous permettre de contribuer à votre équilibre alimentaire, et ce, de plusieurs manières : 

Pour la satisfaction personnelle

Tout d’abord, pour le plaisir de manger ce qu’on a fait soi-même. On y a passer un peu de temps, c’est valorisant de se dire qu’on ne l’a pas sorti d’un emballage industriel. Lorsque vous posez un plat au milieu d’une table devant vos amis, en annonçant « c’est moi qui l’ai fait ! », vous éprouverez une certaine fierté. Et même si c’est uniquement pour vous ; en ce qui me concerne, j’ai un peu la flemme de cuisiner uniquement pour moi, ou alors du méga rapide et efficace. Depuis que ma soeur est en coloc avec moi pour ses études, je cuisine à nouveau beaucoup plus, et ça me fait plaisir de lui faire plaisir. C’est généreux la cuisine, un vrai moment convivial, accentué par le fait d’avoir cuisiné. 

Pour un effet satiété plus important

Lorsqu’on cuisine ses repas, notre cerveau a le temps de se conditionner au fait qu’il va bientôt se mettre à table. Cela contribue à l’effet de satiété qu’il acquiert ensuite en mangeant. On dit souvent « 1h pour préparer, 10min pour tout engloutir ». Dans nos sociétés actuelles, nous mangeons trop vite, ce qui ne laisse pas le temps à votre cerveau de comprendre que vous avez mangé assez. Votre estomac est plein, mais votre tête a encore faim. C’est ce qui vous conduira à vous resservir ou encore prendre un dessert. En cuisinant, vous contribuez à ce que l’effet de satiété arrive plus vite et mangerez réellement à votre faim.

Pour maitriser la composition des plats

Lorsque nous achetons des plats dans le commerce, qu’il s’agisse des plats industriels des supermarchés ou des plats terroirs du traiteur du coin, il est impossible d’en maitriser la composition. Additifs et colorants, ajout de sucre et de graisses trans d’un côté ; beurre et sel en trop grande quantité de l’autre. De même qu’au restaurant, vous avez beau prendre le plat le plus sain de la carte à première vue, vous ne savez pas dans quoi a été revenu vos pommes de terre. De la graisse de canard ? De l’huile d’olives ? Du beurre ? Alors que cela impactera forcément l’apport calorique de votre plat. De temps en temps, c’est loin d’être dramatique. Mais au quotidien, ça change considérablement la donne. 

En cuisinant soi-même ses repas, vous savez exactement ce que vous allez y mettre. Vous maitrisez ainsi votre équilibre.

Pour apprendre les bases de la nutrition

Cuisiner c’est aussi un apprentissage : savoir comment est composé un plat ; identifier les protéines, les lipides et les glucides ; avoir une notion de quantité ; etc. 

Je suis parfois surprise quand je parle de certains plats, de l’écart entre l’idée qu’on s’est faite de sa composition et ce qui le compose réellement. 

Prenons l’exemple des quenelles de brochet (spécialité lyonnaise). L’une de mes clientes en rééquilibrage alimentaire me dit, en me montrant la photo de son plat, « donc là j’ai mangé du poisson et du riz ». Heu…certes il y a de la chair de poisson dans la quenelle, mais il y a tout autant de beurre et de farine. Ce n’est pas comme manger un filet de poisson. L’idée n’est pas de ne pas manger de quenelle, l’idée est de manger en pleine conscience et surtout en sachant ce que l’on mange, pour pouvoir l’intégrer à un équilibre. 

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